tearsofhopeTears of Hope est un groupe français qui se proclame « Rock Fiesta ». Tout un programme qui nous rappelle à la fois de belles heures du rock français et promet un joli avenir.

A l’origine du groupe, nous avons Cedric Brusque, ex Furaya, qui souhaite continuer à s’exprimer en musique. En 2011, il fonde Tears of Hope et un album suit en 2012. En 2014, c’est un EP qui poursuit l’aventure avant cet album en Novembre 2015, produit avec un certain Gambeat, bassiste de Manu Chao. Cette filiation avec l’ancien Mano Negra, paraît assez évidente à l’écoute ainsi qu’avec beaucoup de groupes de ce qui fut un age d’or du Rock français, fin des années 80, début des années 90 quand on parlait aussi des Négresses Vertes, …. On retrouvera toujours ce rock festif sur la scène rock alternative avec des gens comme les Hurlements de Léo, par exemple. Mais ici, c’est un joyeux mélange de sonorités latinos, rock, reggae qui va nous embarquer vers Narbonne et beaucoup plus loin.

Dans cet album baptisé Sem’Anza, enregistré à Barcelone, on retrouve aussi Maxime Benavent à la basse, David Cebe à la batterie et Michael Riffaut à la guitare, ainsi que Gérard Casajus aux percussions et à la console, ainsi que Josep Blanes aux cuivres. Cette fusion des genres façon Ska fait mouche en live mais cet album a une curieuse particularité : Il commence en français et se termine aux trois quarts en Anglais : Pas sûr que ce choix soit le plus pertinent. Car entre le très réussi « Je Survole la Vie » ou le valsant « La Ronde de la Vie », ou le punchy « L’Indifférence », on a droit à une ouverture tonitruante. Et soudant on a cette rupture linguistique avec un « I Shout to the Moon » groovy et léger. C’est même funky avec « Turn Around » où la voix de Cédric n’est pas aussi efficace dans son phrasé. Pourtant le « Get Up » survitaminé revient au français avec succès. On reste sur cette veine très « Mano » avec « War, Blood, Shots death & crys » et sa rythmique Ska. Globalement, l’anglais ne passe pas aussi bien sur la musique que le français, ce qui est un comble. On sent Cédric moins à l’aise dans la langue de Shakespeare que dans celle de Molière.

Ne croyez pas que cela gâche la fête pour autant car il y a tout pour la poursuivre toute la nuit, en boucle. Reste que Tears of Hope n’est jamais aussi efficace qu’avec de l’énergie, qu’avec des cuivres, des riffs, des futs martyrisés. Ça passe bien avec « The Man without a soul » où le brin d’accent français est hautement subversif. Dommage de terminer plus mollement sur « A little bit of », par ailleurs réussi dans son genre ou sur le « Feel the Tears of Hope » dont les paroles ne claquent pas assez dans les couplets avec même un Cédric un peu essoufflé. Une chose est pourtant sûre, nous allons suivre attentivement ce groupe qui promet beaucoup et qu’il faut aller voir évidemment sur scène.

Iceman

https://tearsofhope.bandcamp.com/

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